De 1914 à 1919
Quelques photos, de format 4 X 6 cm, prises par un soldat
de la deuxième division d'infanterie coloniale en repos à Saint Martin.
La qualité de l'image n'est pas optimum, mais elle donne une idée du paysage de l'époque.
Il faut se souvenir que St Martin accueillait les soldats en repos depuis la fin de l'année 1917.

L'église
Si on arrive bien à regarder, cette vue est rare parmi les photos anciennes de l'église. Nous voyons, à gauche, les escaliers qui permettaient de rejoindre de la rue, l'édifice. Les chevilles devaient être bien accrochées aux jambes pour les gravir...

Mes quartiers...
"Mes quartiers", c'est inscrit ainsi au dos de la photo. Le lieu de cantonnement du photographe soldat.
Je ne reconnais pas la maison.
Elle ressemble beaucoup à celle qui est au bout du village sur la rue de l'Ardusson. Dite "la maison à Alice".
Mais ce n'est pas elle. D'autres maisons pourraient prétendre, mais elles ont dû être transformées depuis.

Les barraquements
Le long de la route de Romilly et près du cimetière, furent érigés des barraquements pour accueillir les soldats en repos.
Selon le courrier échangé entre ma grand-mère Juliette et mon grand-père Lazare,
ces constructions furent établies vers la fin de 1917.
Ils en parlèrent déjà en septembre 1917, et Juliette avait une activité de "popotte"
pour sous-officiers en relation avec ce cantonnement dès le mois d'avril 1918.
Toujours d'après ce courrier, la vie du village en fut boulversée.
Il y avait un va-et-vient incessant de visiteuses pour retrouver les soldats en repos.

Les barraquements
Sur la route de Romilly, nous voyons en arrière-plan les barraquements.
La personne tenant le cheval n'a pas pu être identifiée.
Elle est en relation avec le photographe.

La même personne, la même carriole mais pas la même saison ni le même cheval. Nous sommes sur le côté de la mairie. Nous voyons un bout des barraquements à gauche derrière la petite maison.

Les soldats de passage
Derrière la mairie, sur la route de Romilly, un groupe de cavaliers pose pour le photographe.
Il s'agit d'une escouade de cavalerie, ou plus assurément d'éléments d'une artillerie de campagne.
On croit lire sur un col "135".

Les soldats de passage
Près du presbytère et de la salle paroissiale, quelques soldats en repos.
La salle fut réquisitionnée, à l'occasion, en foyer militaire.

Les soldats de passage
Sur le pont de l'Ardusson, route des marroniers, deux soldats en promenade
et un jeune cycliste qui suit le photographe Albert VILLAIN.

Groupe de jeunes filles en 1918-1919

Suite à une connexion sur ce site, le propriétaire de cette photographie me l'a fait parvenir. Philippe GUILLET est le petit-fils de la deuxième jeune femme à partir de la gauche. Elle s'appelait Andrée RAMON, future Madame Léon GUILLET.
L'incroyable hasard a fait qu'elle a travaillé comme bonnetière dans l'atelier des ODOT au Guéyot. Dans la maison que j'ai occupé durant 31 ans de 1985 à 2016...
Autre hasard, son futur mari, lui a occupé une partie de la ferme qui a appartenu à la famille du côté de mon père avant qu'elle ne l'acquiert.
Andrée RAMON est originaire de Paris, ce qui n'est pas rare à cette époque. Ma grand-mère maternelle fut elle aussi native de la capitale avant d'arriver à St Martin à l'âge de 14 ans.
A ses côtés, j'ai pu reconnaître d'autres jeunes filles. De gauche à droite :
Mariette JAME, Andrée RAMON donc, Andrée JAME, et assise avec le chien, Annette CHOISELAT.
Pour les trois autres jeunes filles à droite et les deux enfants, j'ai pensé à une famille de Bossenay voisine d'Annette ; les PELLERIN mais rien de tangible dans cette hypothèse à part l'âge des personnes (*). Je n'ai pas retrouvé l'endroit où se situe la maison sur St Martin.
Si vous avez leurs identités et le lieu de la prise de photo, merci de me les faire parvenir par la page "contact".
(*) C'est à dire : Henriette née en 1904 (14 ou 15 ans), Gabrielle née en 1905 (13 ou 14 ans), René né en 1914 (4 ou 5 ans) et Yvonne née en 1915 (3 ou 4 ans).
Il y avait 3 autres enfants dans la famille Pellerin : Alice née en 1907, Camille né en 1908 et Madeleine née en 1909. Ils étaient en âges d'être scolarisés, d'où leur éventuelle absence sur cette photo.